Accouchement à domicile

33,2% des accouchements, en 1960, au Royaume-Uni, avaient lieu à domicile, contrairement à 2002 où le taux n’est que de 2,15% [1].

Environ 30% des femmes, qui sont mamans pour la première et qui ont prévu un accouchement à domicile, sont transférées à l’hôpital, alors que 1 femmes sur 12, qui est maman pour la deuxième, aura besoin d’y être transférée.

Une étude nationale effectuée sur 6000 accouchements à domicile, en 1994, publiée en 1997, a révélé que les résultats des accouchements prévus à domicile étaient aussi bons que ceux des accouchements prévus à l’hôpital. Ils ont prouvé que la satisfaction des femmes qui avaient eu un accouchement à domicile était plus grande que celles qui avaient eu un accouchement à l’hôpital. [2].

L’Organisation de conseil aux femmes enceintes a interrogé 167 chefs de service des sages-femmes à travers le Royaume-Uni, dont la majorité (90%) considère l’accouchement à domicile aussi sûre que l’accouchement à l’hôpital pour les grossesses à bas risques. Malgré ce soutien important, plus de la moitié trouvaient vraiment que les médecins, dans leur région, ne valorisent pas l’accouchement à domicile autant que l’accouchement à l’hôpital. [3].

Les bénéfices des accouchements à domicile sont évidents dans la réussite de la pratique des sages-femmes d’Albany, à Peckham, à Londres. Travaillant dans une communauté privée du centre-ville, les sages-femmes d’Albany ont obtenu un taux d’accouchement à domicile de 43% en 1993. Presque toutes les femmes (98%) avaient une sage-femme, qu’elles voyaient régulièrement. Comparées aux données nationales, les sages-femmes d’Albany ont obtenu un taux de provocation de l’accouchement plus bas, moins d’intervention et de Césariennes, les femmes ont utilisé moins de soulagement contre la douleur et presque toutes ont allaité à l’accouchement (93%).

« Un tiers de nos patientes vivent des avantages sociaux et se battent contre les pressions socio-économiques fortes ». Ces mères continuent de réaliser un taux d’accouchement vaginal spontané de 87%, un taux de Césarienne qui en dessous des moyennes nationales de moitié et 74% n’ont pas besoin de soulagement contre la douleur durant le travail. De plus, le taux de l’allaitement, 28 jours après l’accouchement, reste à 96%, comparé à la moyenne nationale qui est de 25% [4].

Les femmes, qui accouchent à domicile, quand elles s’associent à un groupe de contrôle similaire, ont ‘moitié moins de risque d’avoir une Césarienne ou un accouchement par ventouse ou forceps et sont moins préposées à avoir un score APGAR faible ou à avoir besoin de réanimation et elles souffrent donc moins de blessures durant l’accouchement’ [5].

Une étude sur les accouchements à domicile aux Pays-Bas a démontré que les accouchements prévus à domicile sont, au moins, aussi bons que les accouchements prévus à l’hôpital pour les grossesses à bas risques. Pour les femmes qui sont mamans pour la deuxième fois, les résultats périnataux sont vraiment meilleurs pour les accouchements prévus à domicile que ceux prévus à l’hôpital [6].

Lors d’une étude menée sur 1001 femmes ayant choisi d’accoucher à domicile, 92% des mères, qui accouchaient de leur deuxième bébé ou qui avaient une grossesse tardive, ont accouché à domicile et 8% (51 femmes) ont été transférées à l’hôpital durant le travail ou dans les 4 jours qui ont suivi. 68% des femmes, qui étaient mamans pour la première fois, sont restées à la maison et 32% (116 femmes) ont été transférées. Sur 1001 femmes, le taux de Césarienne a été de 3,5% ! L’étude a aussi confirmée l’excellent taux d’allaitement après un accouchement à domicile. A 28 jours, 98,6% des mères allaitaient complètement (sans complément). C’est une évidence qu’un commencement en toute tranquillité de la vie de famille favorise l’allaitement. [7].

[1] Birth Statistics, Series FM1 no.31, Office for National Statistics

[2] NCT- http://www.nctpregnancyandbabycare.com/nct-online/homebirth.htm

[3] http://www.nctpregnancyandbabycare.com/nct-online/hospital_homebirth.htm

[4] Demilew, J, South East London Midwifery Group Practice, MIDIRS Midwifery Journal, 1994; 4(3): 270-272[

5] Chamberlain G, WraightA, Crowley P eds Home Births: The report of the 1994 confidential enquiry by the National Birthday trust fund. Carnforth: Parthenon Publishing Group Ltd. 1997

[6] T A Wiegers, M J N C Keirse, J van der Zee, and G A H Berghs BMJ 23 November 1996; 313: 1309-1313.

[7] By H Tyson, Birth 1991 Mar;18(1):14-9

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